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Une mauvaise note pour les transferts de dépenses vers les mutuelles …
Selon une étude réalisée par la Cour des comptes à la demande du Sénat, les frais de gestion des complémentaires atteignent 25,4%, tandis que ceux de l’Assurance maladie s’établissent à 5,4%. De plus, et c’est Rolande Ruellan la Présidente de la 6e chambre de la cour qui le dit : en additionnant l’ensemble des aides accordées aux complémentaires, la Cour des comptes parvient à un total de 7,6 milliards d’euros, soit environ 35% du montant des prestations complémentaires versées. “Ce montant qui n’est pas neutre représente le coût, pour la collectivité, du déplacement du remboursement de certaines dépenses de l’assurance maladie obligatoire vers les assurances complémentaires”, a-t-elle poursuivi.
De l’eau au moulin des tenants du maintien dans l’assurance maladie… Ces frais de gestion dont la moyenne s’établit à 25,4% comprennent “des montants très variés selon les acteurs”, précise la Cour des comptes. Pour Vincent Touzé, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), “plus on est gros, plus les coûts fixes sont faibles, ce qui peut expliquer l’écart vis-à-vis de l’Assurance maladie, qui gère une masse telle que, globalement, les coûts fixes sont assez faibles. C’est d’ailleurs un des arguments des défenseurs de l’assurance publique”, a-t-il précisé à l’AFP. Vincent Touzé ajoute qu’une telle structure n’a pas besoin de dépenses marketing. Alors que les mutuelles dans une logique de concurrence, doivent faire face à des frais publicitaires et commerciaux. Côté mutuelles, on estime que la Cour des comptes sous-estime les frais de gestion de l’assurance maladie.
Face à tous ces constats, on comprend que les sénateurs s’interrogent sur l’intérêt et la rentabilité de nouveaux transferts de dépenses vers les mutuelles !
Source, dépêche AFP : Les complémentaires santé ont 5 fois plus de frais de gestion que la Sécu 10 juin 2008 PARIS (AFP) - Les frais de gestion des complémentaires santé (mutuelles, assurances, instituts de prévoyance) atteignent 25,4%, alors que ceux de l’assurance maladie n’atteignent que 5,4%, selon une étude de la Cour des comptes réalisée à la demande du Sénat et dévoilée mardi par Les Echos. “Si le taux des frais de gestion atteint 5,4% pour l’assurance maladie obligatoire, il est en moyenne de 25,4% pour les assurances complémentaires, mais avec des montants très variés selon les acteurs”, a déclaré le 4 juin à la Commission des affaires sociales la présidente de la 6e chambre de la Cour, Rolande Ruellan, selon un bulletin du Sénat rendant compte de cette étude. Pour Vincent Touzé, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), “plus on est gros, plus les coûts fixes sont faibles, ça peut être une bonne raison” pour expliquer cet écart. De grandes structures comme l’assurance maladie “gèrent une masse telle que, globalement, il y a des coûts qui sont assez faibles. C’est d’ailleurs un des arguments des défenseurs de l’assurance publique”, a-t-il précisé à l’AFP. En outre, ces structures “n’ont pas besoin de dépenses marketing. Or, quand on met les entreprises en concurrence, il y a des frais importants (...) Elles ont des dépenses publicitaires, mais il y a aussi toute une logique commerciale: il faut payer des gens pour vendre”, a estimé M. Touzé. Selon Mme Ruellan, “l’étude de la Cour met également l’accent sur le montant des fonds publics consacrés à accroître le taux de couverture de la population par des assurances complémentaires. En additionnant les diverses aides (...) on obtient un montant total de 7,6 milliards d’euros, soit environ 35% du montant des prestations complémentaires versées”, a-t-elle affirmé. “Ce montant qui n’est pas neutre représente le coût, pour la collectivité, du déplacement du remboursement de certaines dépenses de l’assurance maladie obligatoire vers les assurances complémentaires”, a-t-elle poursuivi.
Les bonnes surprises du baromètre ASNAV !
Deux objectifs principaux étaient assignés à cette vague 2008. Essentiellement de faire le point sur les connaissances des défauts visuels, les usages et pratiques de santé visuelle des répondants et de leurs enfants, des risques solaires et de l'évolution dans les habitudes de prévention. Accessoirement de faire un focus sur la position des français concernant l'intervention de l'Assurance Maladie dans les remboursements optiques.
1er motif de satisfaction : les Français sont mieux informés et plus vigilants en matière de santé visuelle. Sur ce premier point, l'enquête réalisée sur un échantillon représentatif de 808 individus, révèle une évolution positive de l'information en matière de santé visuelle. Plus de 8 français sur 10 se déclarent globalement "bien informés", dont 26% "très bien informés".
La connaissance des défauts visuels par les Français est globalement meilleure en 2008 que par le passé. Si elle reste mieux partagée par les populations plus âgées et/ou porteuses d'équipement, la prise de conscience augmente sensiblement parmi les 35-44 ans. La vision de près arrive en tête des défauts visuels (43%) dont souffrent les Français, suivie de la vision de loin (37%) puis de la fatigue visuelle, qui touche désormais 1 personne sur 3. Par ailleurs, un tiers des Français a fait contrôler sa vue au cours des 6 derniers mois et 2 sur 3 il y a moins d'un an (+7 points par rapport à 2007). Dans 8 cas sur 10, l'examen de vue est réalisé par un ophtalmologiste.
Pour autant beaucoup reste à faire ! Ainsi il est évident qu'il faut encore convaincre un tiers des Français de la nécessité de faire contrôler leur vue, ce qui n'est pas rien ! De même s'agissant des enfants, si 72% des parents s'estiment bien informés sur la vue des enfants, ils ne sont que 24% à s'estimer informé sur l'amblyopie, maladie qui peut conduire chaque année à la perte de la vue chez 180.000 enfants de moins de 6 ans ! En matière de protection solaire, il n'y a que 53% des adultes qui portent systématiquement des lunettes de soleil à la mer ou à la plage par temps ensoleillé, et moins d'un tiers (29%) pour faire du sport en plein air par temps ensoleillé. Il n'y a que 53% des parents qui pensent à faire porter systématiquement des lunettes de soleil à leurs enfants à la mer ou à la plage par temps ensoleillé.
Les Français plus responsables… Sur la question de la vue au volant, 94% des personnes interrogées sont favorables à un examen préalable à l'obtention du permis de conduire. Et ils sont encore 94% à souhaiter le contrôle périodique de la vision pour les conducteurs. Du reste, la vue demeure la préoccupation majeure des Français en matière de santé, avec une note de 6,49 sur 10, devant les problèmes vasculaires (6,45), dentaires (5,89) et auditifs (5,64). Logiquement, la santé visuelle est considérée par près de 90% d'entre eux comme une problématique de santé publique et mérite par conséquent une grande campagne nationale.
2ème motif de satisfaction : les Français ont compris l'intérêt du maintien des remboursements optiques dans l'Assurance maladie ! C'est le second point, le panel a été interrogé sur la question brûlante de l'intervention de l'Assurance maladie dans les remboursements optiques, avec un résultat sans appel puisque pour 93%, la santé visuelle "doit rester dans le cadre de la solidarité nationale". Voilà qui réconforte tous ceux qui s'opposent, - courtoisement mais fermement -, aux intentions de notre Ministre de la Santé, dans un débat… dont l'issue n'est pas encore connue ! Ce qui suppose une mobilisation sans faille ! Il est toujours temps de signer la pétition !
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